Spleen & Idéal

Publié le par Kenny

Demie part de tarte à la pêche, devant Bimboland : que du light pour ce samedi après-midi. Ca recommence, je traîne mon mal-être cyclique vautré sur mon lit, lové sous la couette. J’ai envie de dormir, j’ai tellement envie de dormir. Je suis fatigué, je n’arrive pas à me reposer. Mon esprit ne se repose pas, ça tourne, tout le temps, jamais de cesse. Le jour ce sont les pensées diverses et généralement peu agréables, les souvenirs qu’on préférerait oublier, ou modifier, les rancoeurs, passées ou à venir, car il y a des rancoeurs que l’on voit arriver sans pouvoir faire en sorte de les éviter : il ne fait pas changer l’ordre naturel des choses. La nuit ce sont les rêves, stupides – du genre : non je te jures je vais voter socialiste mon Cœur – ou les flashes back, souvent loin d’être agréables...
Des jours comme aujourd’hui où l’on espérerait que son téléphone sonne et que Chéri d’Amour vous dise de passer le voir, au débotté, comme ça… Ultime chance pour se trouver un peu plus beau, pas coiffé, avec de vilains boutons pubertaires…
Mais mon téléphone ne sonne pas, il ne peut pas sonner, pas aujourd’hui, peut-être demain. Qui sait ? Je l’espère. C’est fatiguant d’attendre des choses qui ne viennent pas. Là, à 16 :45, j’attend l’heure du dîner, pour vite aller me coucher… Dormir… Coûte que coûte ! Dormir pour avoir l’esprit vif. Pour chasser ce spleen, pour chasser ce mal de moi auquel ne répond que ce mal de lui
Je me déteste. Je préférerais ne pas avoir conscience de moi, me plonger dans le coma dans des moments comme celui là. Je me hais. Comme je hais les abrutis que je vois à la télé, que je regarde Nouvelle Star ou Thalassa. Je ne sais pas à quoi est dû cet état. Certains avancent les examens, l’attente des résultats, les maladies de ma mère. Rien à voir : je suis comme ça, condamné à aimer dans ces moment là n'être sociable qu'avec mon lit, mon bain, mon thé à l’orange et le Requiem de Mozart : moins chichi que les Variations Goldberg, ça c’est de la souffrance pure et intense… Pas comme moi. Et pourtant.
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