Je ferme les yeux

Publié le par Kenny

Ce soir nous sommes le samedi 1er Juillet et vu mon état de fatigue ça s’annonce mal parti ; J’ai passé mon après midi devant la télé. Que du light pour ce samedi caniculaire : Amityville et Ma vie en l’air. Il est déjà 18:00 quand ma mère rentre de son tour aux soldes. Elle s’est fait couper les cheveux quasiment à ras en prévision de sa chimio : ça en fout déjà un coup au moral.
Et puis je bâille, et puis je cogite et puis merde. Personne ne se décide à manger. Pour moi ce sera hot-dog plus une saucisse Herta en rabe. Pendant que ma mère regarde une bluette sentimentale sur Téva et que mon père vadrouille. Discrètement je pique un Lexomil : j’en avale un quart…
20:30. Comme tout va bien il faut évidemment, pour rehausser l’estime déjà énorme que j’ai de moi que j’ai le côté droit de la face couvert d’acné. Je profite donc de mon passage salle de bain / pommadage à l’adapalène (c’est un dérivé rétinoïde) pour subtiliser un somnifère à ma mère : je l’avale.
20:40. Je branche le diffuseur anti-moustiques. Vaine protection si on considère que je suis allé il y a trois jours m’acheter de la pommade anti-démangeaisons à la pharmacie : les moustiques m’aiment… C’est toujours ça de pris. Mon père allume la télé : soit il se fout de plus en plus de ma gueule, soit les hauts parleurs de ce nouvel écran LCD sont surpuissants. Je mets donc mes boules Quies et c’est uniquement bercé par le bruit de ma respiration que Morphée m’emmène vers une nuit sans bruits, une nuits sans chansons qui ne quittent pas ma tête, une nuit sans cogitations extrêmes, une bonne nuit. Une nuit comme je n’en passe plus depuis deux mois.
10:10. Je me réveille. Je suis bien. J’ai chaud. Un peu trop même. Mais je suis bien. Je quitte mes boules Quies : le bruit de la centrale vapeur de ma mère, sifflant comme une locomotive. Je suis tellement bien. Je me sens tellement reposé. Je me lève quand même et vais avaler mes deux cachets journaliers de Mag2. Normalement j’arrête d’en prendre pendant les vacances vus qu’ils sont destinés à limiter les effets de ma crampe de l’écrivain pendant les cours. Mais là, en ce moment, j’ai des vertiges, je pense que je fais de chutes de tension ; Et puis ma paupière inférieure gauche tremble toute seule : signe d’un état mental quelque peu perturbé. Si elle pouvait arrêter de bouger cette pute ça me ferait du bien, je le sais que je suis stressé, à fleur de peau, irritable… Cette pute si elle était comme moi elle saurait que c’est pas la peine d’en rajouter.
Actuellement il est midi moins le quart : je n’ai pris ni somnifère, ni Lexomil, et pourtant, je pense que si je m’allonge, je dors. Du même sommeil qu’hier qui m’a fait totalement zapper le concert de klaxons consécutif à la victoire de la France sur le Brésil : géniaaaaaaal. Il paraît que même le locotracteur klaxonnait. C’est dingue qu’autant de personnes puissent se mettre en transe pour du sport… M’enfin, il paraît que les résultats sportifs d’un pays influent sur le cours de la bourse, alors si on pouvait gagner plus souvent, le CAC40, lui au moins, s’en porterait mieux… Mais moi, foot au pas, aujourd’hui, 2 juillet, j’ai beau être invité au restaurant par mes grands parents, ça s’annonce toujours aussi mal…
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Publié dans Spleen & Idéal

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T
Rahhh Patsy je compatis!!! J'te l'ai déjà dit, on serait alcoolique et on mangerai n'importe quoi ca ferait pareil!!!<br /> Quand à la coupe du monde, j'y vois un bon et un movais côté! Le bon, c'est que hier soir quand ma Blonde m'a convaincu d'aller faire un tour en ville, j'ai pu constater que beaucoup de beau mec s'intérèssent au "foute". Par contre, point négatif, la coupe du modne rend malade... Ou peut être que c'est le long chicken qu'est mal passé n plus du Giant et des frites hyper salées...
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