Shopping or not shopping

Publié le par Kenny

Hier, 6 septembre ; virée shopping à Paris. Enfin non, pas Paris, à Serris : Centre Commercial Val d’Europe. OK, c’est moins chic, mais je vous emmerde, intra muros ou en banlieue l’important est d’être hype.
Donc le matin je m’éloigne de la Nièvre par le rail, puis je m’éloigne de Paris par le rail… Le wagon du RER est rempli pour moitié par des étrangers adipeux qui emmènent leur ignoble progéniture (c’est vrai les enfants étaient plutôt laids) à Disneyland : « Bienvenue dans le monde magique de Disney »
Arrivée au centre commercial, 20 minutes avant l’ouverture des boutiques, je vais donc chez Auchan, qui lui, est ouvert, et où à tout hasard je pourrais peut-être trouver de la Patafix blanche. Alléluia, à 270 kilomètres de chez moi Je trouve de la Patafix blanche. Si on rajoute le prix du billet de train (certes que je ne paie pas, mais je pense aux autres) la Patafix blanche devient un produit de luxe pour un nivernais. Mais enfin bref.
Les boutiques ouvrent…
Mission #1 : trouver des chaussures
Mission non remplie, rien ne me plait, que ce soit ici, à Paris, à Clermont… Enfin bref rien ne me plait, c’est la cata tout est moche, autant vous le dire tout de suite, ça évitera d’y revenir…
 
Mission #2 : faire des repérages
J’écume les boutiques à la recherche d’un jean dans ce genre :
            - T’as vu mon nouveau 501 ?
            - Saloooooope. Il te fait un cul d’enfer mon fripounet
 
Et d’un manteau de cadre sup’ genre
            - Je voudrais quelque chose de plus…
            - Plus Working Girl !
 
H&M. Preuve que le minet H&M n’est pas une légende. Alors que je peine, dans tous les autres magasins - les magasins normaux - Zara, Célio, à trouver des vêtements en taille S. Eh bien chez H&M j’ai eu l’audace d’essayer un jean taille 34. Non je ne suis pas rentré dedans, faut pas exagérer. En fait c’était une erreur, mais ces tailles américaines je n’y comprenais pas grand-chose. Je sais aujourd’hui qu’il me faut du 30, enfin un peu moins, du 30 avec ceinture. Mais 29 il n’y avait pas. Non mais bordel, quel mec normalement constitué peut rentrer dans du 34 ? Blue Cosmic. OK. J’ai dit, normalement constitué, pas anorexique. Quoique le pire, c’est que comme c’était un taille basse, j’aurais réussi à la fermer (ouais parfaitement, j’ai un bassin étroit et je vous emmerde, ouais) mais j’avoue qu’au niveau des cuisses, c’était très… Serré. Dommage. Bon, il y en a d’autres, plus cher. Je verrais plus tard. Ô la jolie chemise de coton Camel avec des manches retroussées. Zen beaucoup, je ferais un revers de plus pour que ça réussisse à serrer un tant sois peu mais maigres biceps… Enigme : pourquoi les rayures horizontales reviennent à la mode. 1/ Ca grossit. 2/ On ressemble à Gérard Miller avec ses pulls pourris. 3/ Le mimétisme avec les abeilles, c’est trop concept… Oh des abeilles rouges, oh des abeilles bleues. ‘porte nawak.  
 
Zara (une frayeur monumentale quand j’ai vu une pancarte cloutée sur une planche protégeant des travaux : « Ici prochainement Zara Men » Je me suis dit : ils n’ont pas pu me faire ça, pas rénover le magasin le jour où je viens. Mais en fait non, ils construisent une nouvelle boutique, mais restent dans l’ancienne en attendant, tout est bien qui finit bien, on a frôlé l’infarctus) Bon essayage de manteau… On zappe la double rangée de boutons et les chevrons. Un autre gris, classique. Laine, cachemire. Il est toutefois un peu ample… J’hésite. Comme le choix des tailles est assez restreint et que, d’après la pétasse mal embouchée (c’était un mec) à la coiffure démente « Tout est en magasin » Je le prends. Petit moment de fébrilité au moment où je me rends compte que je vais déjà amputer mon compte de 180€ et que la journée ne fait que commencer…
 
Energie. Horreur, malheur et désespoir. Il y avait là des manteaux, plus cintrés, noirs, en laine. J’aurais dû me tenir à ma ligne de conduite et n’acheter que l’après midi. Comme toujours avec cette marque, tout est trop cher au vu de la qualité, mais les jeunes aiment… Alors on en profite pour ruiner leurs parents…
 
Springfield. La misère totale. T-shirts manches longues mélangés avec manches courtes. Coloris pisseux. Chaussures en synthétique. Vite je zappe.
 
WE. Boutique très design. J’adore. Prix très design, j’adore pas ma carte bleue. Tailles à la con : je ne mets pas de M, je ne suis pas une gym queen stéroïdée. Mais un T-shirt fatalement trop grand me tape dans l’œil. Au début j’ai cru qu’il y avait écrit « Ivress » dessus. En fait c’était « Impress » argenté sur T-shirt noir. Pas grave, il est vraiment trop beau, je retiens. On n’est jamais à l’abri d’une soudaine prise de conscience de l’informité de mon corps, qui me conduirait à aimer l’effort surhumain à fournir pour avoir ne serait-ce que de vraies épaules et des pectoraux dessinés…
 
Denim. Le jour n’est pas encore arrivé où je trouverais justifié de claquer 120 euros dans un jean customisé à la mord moi le nœud. Si c’est moi qui taillait au ciseaux dans un jean, en le rapiécant avec des morceaux d’un vieux sac à main de ma mère, tout le monde trouverait ça moche, mais là, suffit que ça coûte les yeux de la tête pour que ce soit hype. Non. Que ni-ni. Le jours où je me fringuerais avec les délires Loisirs Créatifs d’une promotion du CAT n’est pas encore arrivé…
 
Maisons du monde. Magasin génial pour qui a un peu d’argent à investir dans sa déco d’intérieur. Moi qui adore les meubles coloniaux… Je rêve éveillé à ce que pourrait être mon futur intérieur parisien avec beaucoup de moyens…
 
Mission #3 : manger
J’hésite entre le resto asiatique, le restaurant à poissons, l’hippopothamus. Ce sera le dernier, envie de viande oblige. Là choc : gaydar en surchauffe. Serveur homo repéré. Non je n’ai pas pu me tromper. Un mec, coupe tendance, grand, très fin (I want your body) le cul moulé dans un pantalon noir, sourcils épilés, très maniéré. Tortillant du cul… Enfin bref. Comme aurait dit Mme Mansoon (clin d’œil à Eddy) « Il est PD lui ? Oui ! Nan parce que c’est écrit sur son front » Le service est très long, les chips, servies en amuse-gueule, infectes, mais ce n’est pas grave, j’ai un nouveau loisir : je regarde évoluer le serveur, pas désagréable à regarder d’ailleurs. Le pavé de bœuf mariné est succulent. De quoi faire mentir tous les puristes (que j’emmerde avec un grand A au passage) qui disent que manger la viande bien cuite est un hérésie, que ça nuit à son goût. Quand la viande est bonne, elle est bonne. La preuve.
 
Mission #4 : aller au village outlet shopping
On peut toujours penser qu’une erreur d’étiquetage me permettrait de m’offrir un manteau Kenzo ou Ferraud… Ah ben oui, parce que là, direct je ramène l’autre chez Zara (ce que je n’ai pas osé faire après avoir vu l’autre manteau chez Energie) Je me ballade de boutiques en boutiques. Avant de parfaire ma panoplie de Pseudo-Queen patentée par un Boxer Calvin Klein blanc à ceinture discrètement griffée (mais suffisamment pour que ça se voit, parce que la Queen se fout que la marque soit un gage de qualité, la Queen veut de la visibilité) Bon de toute façon, malgré les remises plutôt intéressantes, tout reste trop cher pour mon budget, peut-être est-ce plus intéressant en période de soldes…
 
Mission #5 : les achats proprement dits
Retour chez H&M  pour acheter ma chemise et mon jean. Au moment de partir, malédiction, j’allais oublier mon T-shirt de night-clubber chez WE. Le vendeur asiatique est infect. Au moins aussi con que celui de chez Zara. Petit détour par Célio en repassant. Il n’y a pas ma taille. Eh bien, ne suis pas rendu si le seul magasin qui fasse du « S coupe étroite » n’a plus ma taille. Ce n’est pas grave, il sera toujours temps d’aller magasiner à Clermont.
 
Mission #6 : retour vers Paris
Il fait chauuuuuuuuud. Attendre le RER en plein cagna. Les jeunes banlieusardes avec leur goût toujours aussi sûr arrivent les bras chargés de sacs de chez Bershka. Tout est d’un goût si certain dans ce magasin que je suis sûr que leurs achats se coordonneront à merveille à leurs spartiates montantes dorées ou à leur fuseau à la HungUp/Madonna. Le RER arrive après 20 minutes d’attente. Il fait très chaud à l’intérieur, mais au moins on est assis.
 
Mission #7 : attendre le train
Problème majeur dans les gares françaises, le manque de place dans les salons d’attente. La Gare de Lyon n’y fait pas exception. Quand on arrive 40 minutes avant le départ du train après une journée harassante et qu’en plus on se fait piétiner par les gratte-papiers qui veulent absolument une place assise dans leur « Paris – Montereau via Moret » c’est la fin. Vingt minutes avant, le Téoz s’affiche. Voie 17, comme par hasard. C'est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul Téoz en gare, alors on a peu de chances de se tromper, mais bon, on n’est jamais assez sûrs de soi…
 
Mission #8 : back to country
Voyage en train censé ne durer qu’une heure 58. Conteste ce chiffre, dure moralement 3 heures. Bref un voyage qui m’a parut interminable, en grande partie à cause d’une clim moribonde et de la connaissance avancée du contenu de mon MP3. Coup de fil de mon père : prendre un taxi, la voiture est en panne. Mais c’est super… Manger. Vite manger. A bas le régime à pas la malbouffe, le restant d’hachis parmentier sera parfait…
 
Mission #9 : culpabiliser (quelques minutes)
Je fais le décompte de mes reçus de carte bleue. Ah ouais quand même ! Eh puis Money qui en rajoute « vous avez dépassé le plafond mensuel affecté à la catégorie de dépenses Habillement de XXX euros » Oui c’est un nombre à trois chiffres. Deux options pour vous, soit le plafond est trop faible, soit j’ai beaucoup dépassé le plafond.
 
            Alors dans la catégorie Rien à Voir, pour clôturer le récit de ma journée :
            Je me demande pourquoi les parents de charmants bambins s’évertuent à parler à leur enfant à la troisième personne. Je sortais de l’Hippopothamus et longeait la terrasse du Mac Do quand j’entends : « Oh il est vilain Mathéo. Mathéo c’est un méchant garçon. Il retournera plus chez Mac Do s’il est vilain » Je vous explique l’hystérie de cette pauvre mère dépassée par les événements. Le délicieux Mathéo, âgé d’environ trois ans, lançait ses frittes sur les passants avec une rage déterminée. N’est t’il pas mignon ?
            Dans un autre genre, à l’outlet village, où les bans sont circulaires et font le tour d’un pot de fleur. Une petite tête blonde s’amusait à circuler à quatre pattes sur le banc en poussant des rugissements féroces vers les passants quelque peu horrifiés (je me suis demandé si les japonais allaient pas le prendre en photos) Il imitait le lion. Ouais. Cool. De mon temps ç’aurait été une calotte et basta, lion ou pas…
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Publié dans Ma petite vie

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M
Merci aussi pour le lien vers mon blog ;)
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M
J'adore le côté très Bridget Jones de ce billet (ou post selon le type de blog qu'on utilise). Par contre, je ne sais pas comment tu fais pour rester des heures dans des magasins et surtout quel est l'intérêt. ça doit m'arriver deux fois par an (au moment des soldes) deux heures grand maximum... Par contre, je passe des heures en librairie. Je crois qu'un de ces quatre, je ferai le même billet que le tien version librairie. Encore faudrait-il que j'ai du fric à dépenser... 180 € de manteau, ça fait combien de romans et de mangas, ça ?
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T
T'en veux une bonne Patsy? J'ai trouvé une superbe chemise noire coupe super ajustée au Célio* de Clermont-Ferrand... pas cher!!!<br /> En tout cas, vivement les soldes qu'on se fasse une virée en métropole...
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