Fin d'une période...
Tout avait pourtant si bien commencé… La perspective d’une dernière soirée avec la classe, hier, me réjouissait. D’autant plus qu’aujourd’hui, on sera tous fixés sur notre sort universitaire ; Une soirée pour préparer la victoire, préparer le rattrapage, préparer le redoublement. Chacun y trouve son compte.
Aller hop’ ! 17:30. Direction la salle de bain : aqua-scrub, rasage trois lames, du gel dans les cheveux et du Chanel dans le cou… J’entre dans mes nouveaux vêtements, achetés pour me féliciter de l’obtention de mon code… Dernier regard dans la glace : ça va, je suis sortable.
18:30. J’attends les autres devant le Rabelais. Comme par hasard ils sont en retard. En plus il s’avère que pas mal de monde s’est dégonflé et que nous ne serons que sept. Tant pis. Aller c’est parti pour l’ascension du Boulevard Lafayette… Puis l’ascension jusqu’à la Cathédrale : on va chez Marcel (Cf. : Et c’est tant mieux...)
Ô que Marcel est content de nous revoir. Surtout Julie P. Bon, on commande les apéros… « Ohhhh je suis désolé je n’ai plus de Malibu »
- Et bien c’est pas grave, je vais prendre une Vodka/Orange
- Attention, elle est chargée… [Il attend, visiblement faut que je goûte]
- Heu… Non, ça va [Objectivement ça allait, qu’est ce qu’il a à me faire son show]
Bon, c’est vrai que je suis mal placé pour dire ça, vu que je ne suis pas le mieux entraîné pour mettre de l’ambiance mais là, on se fait un peu chier… Pfff. Ca va les pronostics sur les résultats des exams’ ; A tous dire qu’ils vont aller au rattrapage ça me fait flipper. Moi qu’était super confiant… Je suis le seul ; C’est anormal. On commande les pizzas. Je prends une Descar.
- [Avec un accent antillais] C’est la préférée des étrangers qui viennent aux restaurant
- Ca doit alors être mes origines françaises qui ressortent…
Suite aux yeux doux de Julie P, Marcel offre du rosé, puis encore du rosé, et encore de rosé… A 10 heures du soir tout le monde roule sous la table. En plus, Julie M a le rhume des foins et a les yeux explosés. « On dirait moi quand j’ai fumé 4 joins » Marcel dixit. Bref, 11 heures du soir. Mis à part Annabel qui retourne à Issoire, et qui donc n’a pas bu, on fait un bordel monstre dans la pizzeria. Tout le monde joue avec son portable. Manue chante Hamtarus… Pour le coup il y a de l’ambiance… On est les derniers dans la pizzeria. Marcel accélère le mouvement, il nous apporte les digestifs (Grappa + Café, burk)
Aller, on dégage, au départ, personne n’était chaud pour aller au Gormen’s, là, on est parti pour tous y aller… Les filles sont pleines comme des cantines. C’est Hallucinant les conneries que ça raconte une fille quand c’est bourré. Julie P est tellement faite qu’elle se prend une voiture garée en plein dans le genou… Quelques centaines de mètres plus loin elle tient tellement plus debout qu’elle tombe… Sur la route. Heureusement, à minuit, la circulation à Clermont, ça va. Julie P et Julie M on tellement envie de pisser qu’elles décident d’aller se poser dans un parking souterrain. Julie M en profite pour égorger un renard. S’en suit une mauvaise descente pour elle. Elle se met à Chialer. Annabel et la meilleure amie de Julie M abandonnent l’idée du Gormen’s pour ramener Julie M chez elle…
Toujours vaillants, avec Julie P, Manue et son Mec, toujours aussi bourrés on prend la direction du Gormen’s. Julie accoste deux mecs sur le chemin, qui y allaient aussi. On tape la causette avec les mecs. Sont très sympas. Un qui s’appelle Julien (c’est dire si cet être ne peut pas être foncièrement mauvais) l’autre c’est Mathieu. Julien parle bien avec moi. Il faut dire que je crois que j’ai l’alcool moins délirant que les autres… Je lui garantis que là, les filles commencent à aller mieux. Bref. Arrivons au Gormen’s…
Bon, retaxage de thunes aux vestiaires, retaxage d’une entrée, petit tampon, taxage d’un pichet de bière… On arrive pile au bon moment, ma chanson préférée est en train de passer
« Un pétard ou un Ricard
Si t’as vraiment le cafard
A choisir y a pas photo
Moi je choisis le Marocco… »
Et c’est là que, tranquille en train de boire mon verre de Heineken (Pas bon d’ailleurs la bière cette soirée, trop d’alcool dans l’estomac) adossé contre un pilier avec Nico, une espèce de CONNARD m’envoie sa fumée de Pétard dans la gueule. Non, je n’invente pas, il y a des témoins. Oui la musique était coordonnée avec l’activité de ce CONNARD. Je fais le tour du pilier, histoire de me placer de manière diamétralement opposée à ce CONNARD, finis mon verre de bière et vais pisser. Ah l’odeur dans les toilettes… Je suis certain que ça puait pas autant dans les latrines de Vespasien. C'est-à-dire que on devait pas être les seules personnes bourrées ce soir. Il y en a qui visiblement n’ont pas réussi à viser la rigole… Aller, on va danser… D’autant plus que ce serait dommage de se priver d’un si bel enchaînement ; Ils nous passent Legalización de Ska-P (dire que j’ai deux de leurs albums, arf’, j’étais jeune…)
Oh merde, ce soir Dancing Queen n’est pas là. C’est Julien R qui le remplace. Julien R est un ancien camarade de classe à moi. Mais Julien R est moins bien foutu que Dancing Queen. Son T-shirt est plus opaque que celui de Dancing Queen. Et il danse moins bien que Dancing Queen. Bref. Là, Julie revient en pleurs : elle a paumé la montre que son copain lui a acheté. Comment ça a plombé l’ambiance… Bah, on ne va pas lui reprocher. Elle était vraiment paniquée. Puis c’était à son tour d’être en descente d’alcool. Crise de larme, crises de larmes…
Bon, avec Nico et Manue on continue à danser pendant que Julie s’éclipse on ne sait trop où. Ce soir c’était soirée infirmières au Gormen’s. Elles étaient bien cachées. Comme d’hab, il y avait plus de mâles en rut. Très en rut, bon nombre de mecs torses nus. D’ailleurs il y en a un qui aurait dû garder sa chemise… Mais on va pas se plaindre. Le cru est meilleur que la dernière fois. Malheureusement, juchés sur un fut de bière, en train de danser, et de trouver très amusant de toucher la tête de ceux qui dansent en dessous ; Ce n’est pas un beau mâle en rut, mais deux poufiasses. Elles nous pompent. On se décale. Je me retrouve à danser à côté d’un mec dont la clope me frôle dangereusement. S’il me crame mon nouveau Polo Jules, je jure de lui faire passer la tête a travers un fut de bière… Bon ça va… Il arrête enfin de nous enfumer. De toute façon, ce soir, on n’arrive vraiment pas à danser. On a les jambes ne coton et ça colle par terre, pire que la dernière fois. Bon, Julie revient, elle fait une rechute, elle recommence à pleurer ; On se tire. C’est déjà deux heures du mat’, et le cœur n’y est plus. Ohhhh, c’est dommage. Pile au moment qu’on s’en va, ils passent Born to be alive…
Ce qu’il faudra retenir de cette soirée :
/ Une fille bourrée est très tactile
/ Une fille bourrée ne tiens pas debout
/ Une fille bourrée dit un nombre incalculable de conneries
/ Même les filles connues pour résister à 2g.L-1 d’alcool dans le sang peuvent dégueuler
/ Aller au Gormen’s une fois, c’est déjà toutes une aventure. Mais au bout de deux fois c’est pire
/ Une fille bourrée attire les mecs dans la rue
/ Ironie du sort : Marcel, qui nous a saoulé jusqu'à plus soif, était tellement raide au Gormen’s qu’il n’a pas réagit quand on lui a donné des petits coups de doigts sur la tête au moment de partir
/ Tout le monde avait tort de faire des pronostics alarmiste sur les résultats du S2 : tout le monde autour de la table a eu son année
/ J’arrive a impressionner un mec de 1m90 quand à ma manière de tenir l’alcool
/ Les blagues sur les blondes sont encore plus marrantes quand on est éméchés
En faisant le bilan, on se rend compte que c’était plutôt pitoyable cette soirée : tous bourrés, quelques filles qui font des mauvais trips, on rigolait de trucs pas très drôles… Mais on final, les personnes avec qui on étaient, on ne les revoient pas avant trois mois. Chaque moment était plutôt agréable. Non, en fait c’était une bonne soirée… On était simplement tous un peu trop fatigués pour en faire autant…
Et puis pour les lendemains difficiles, il y a mon sauveur : Aspegic 1000 ®