Pierre et Gilles (et Gérard, et Robert)
Depuis mon récent emménagement à Paris, il y a 5 jours…
Stooooop : Je profite de cette petite précision temporelle pour vous expliquer pourquoi mon blog est en jachère depuis, oh, deux mois… Ben voui, j’ai été admis en master à Paris-6, ça je le savais depuis un petit moment. Je suis super content, bien que j’ai aussi été admis à Paris-7et à Strasbourg. J’avoue que j’ai quand même un peu hésité : Paris, c’était pas loin de chez moi, pis Paris est Paris. Mais Strasbourg m’aurait offert un cadre de vie assez intéressant (et des connaissances sur place) Mais être pris en master est une chose, arriver à Paris en est une autre. Il a fallu que je lâche mon appartement à Clermont, que je trouve un appartement à Paris (ça va, plus facile que je ne l’aurais pensé / méga-chance ?) que je me dépêtre des démarches administratives. Ensuite, en août, j’ai travaillé. Dans un laboratoire d’analyses médicales, à Nevers. Ca mériterait bien un post d’ailleurs. Donc en août, pas le temps… Etc.
Je reprends : il y à 5 jours, j’ai une vie culturelle assez intense. Autant en profiter tant que les cours de sont pas commencés, parce qu’après, je me demande si j’aurais le temps de m’arrêter de bosser pour aller pisser. Donc, vendredi, je suis allé à Jeu de Paume voir l’exposition Pierre et Gilles. Je me suis simplement dit que voir des éphèbes à poil calmerait ma libido paroxystique du moment. Comment dire ? Non ça ne m’a pas calmé (vous êtes content de le savoir) mais ce n’était pas le seul but non plus.
Exposition très intéressante. Assez riche. Toujours plein d’humour. Photos mélange de candeur et d’érections assez impressionnantes (morphing ou attrait pour les modèles super-membrés ?) De dépouillement des corps, simplement beaux, et de kitchounet digne d’un mauvais restaurant asiatique. Non j’ai trouvé ça très bien. Et puis outre les mecs à poils, les portraits de stars valent vraiment le coup. Je n’ai jamais vue Arielle Dombasle ou Sylvie Vartan aussi magnifiées.
Cependant, le spectacle n’était pas que sur les murs. Ca ne se bousculait pas dans les allées, mais il y avait une fréquentation honnête. Et parmi la foule de désoeuvrés dans mon genre, de vieux homos au regard libidineux. C’était assez hallucinant. Pas qu’ils soient vieux. Bichette, on passera tous par là. Mais la proportion. Et puis j’avoue que ça fait bizarre. N’étant pas un canon de beauté, me sentir reluqué, je ne connaissais pas trop. Mais là, vu l’état de décrépitude, ils ne faisaient pas les difficile, faut-t-il le croire en tout cas.
Bon, pour les quelques lecteurs hétéros de mon blog (s’il y en a lol) j’explique que grâce à un gène spécial, nous, membre du bâtiment, sommes dotés d’un gaydar pour nous identifier. Quelque chose de spécial, comme une sorte de scanner intérieur, qui décèle, dans une attitude, un sourire en coin, ou que sais-je encore, les membres de la grande fraternité des dépressives. Outil très utile dans les endroits mixtes afin d’aller se faire tailler une pipe dans les chiottes. Oh mon Dieu, que dis-je. Méchante fille !
Je crois que c’est lorsque je montais les escaliers métalliques – qui n’en finissaient pas – pour accéder à la suite de a visite, au premier étage, que j’ai failli défaillir. Là une sorte de, comment dire… Fossile vivant (un peu comme un coelacanthe, mais en humain) à l’arrêt sur le palier, à commencer à me jeter des œillades assez… Assez peu ambiguës. Puis, s’est remis à monter les escaliers, puis, s’est arrêté, et avec un sourire égrillard horrible, m’a laissé passer devant lui pour me mater le cul que je me suis dit qu’en fait, faudrait peut être que j’accélère le pas si je voulais pas me faire attraper sur les marches en tôle.
Heureusement, et, de manière plus discrète je l’espère, j’ai aussi pu me rincer l’œil en matant quelques petits couples de garçons sensibles déjà nettement plus à mon goût.
Voilà voilà. M’arrive toujours des trucs pareils à moi. Bon, comme je suis un PD pauvre, ou un PD de Province, à la limite (cf. : Pédérama) le catalogue de l’exposition n’était pas dans mon budget. J’ai quand même ramené un hors série Connaissance des arts. En souvenir. Parce qu’il y a des choses qu’on oublie pas chérie.
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