C'est pas d'la drogue, c'est d'la coke !

Publié le par Kenny

Je dois être un peu masochiste ; je dois aimer souffrir inutilement. Explications : Mardi soir, j'avais décidé de rendre visite à Chéri d'Amour, moins par courtoisie (I'm a slut, but I care) que pour (re)regarder Hell sur Canal+
            Hell n'est pas à proprement parler un film nul ; c'est un mauvais film. Et ça fait toute la différence. Car si le mauvais film et le film nul ont des points communs - on s'ennuie et les acteurs sont mauvais – ils ont aussi des différences, à savoir qu'un film nul est souvent une comédie (Cf. : Les Bronzés III) et que le mauvais film est plus malhabile que véritablement raté.
            En effet. Hell est un film mauvais et malhabile. Tout d'abord le choix des acteurs. Non, non, non, non, NON ! C'est pas possible. Déjà il faudrait leur donner des cours d'élocutions, ils sont inaudibles. Ensuite, non plus, pas Sarah Forestier, dont la principale qualité dans ce film est de montrer ses nichons. Déjà c'est une injustice flagrante. On a droit à des gros plans sur ses boobs alors que le réalisateur a à peine osé un timide plan sur le cul de Nicolas Duvauchelle. Et lui, parlons en aussi. Il est d'un plat. Bouger un sourcil lui aurait valu un césar à ce niveau là. Enfin je sais pas, pour moi c'est aussi improbable que si on avait mis Michael Youn et Sylvie Testud dans leurs rôles.
            Et puis, certes, je n'ai pas lu le livre, je ne sais donc pas si l'adaptation y est fidèle, mais tout le film, centré sur cette amourette sordide et sans intérêt entre deux paumés. Ca ne sert en rien l'histoire. A ce niveau là ils auraient pu être RMIstes et habiter une HLM à Béthune ; de toutes les façons, Sarah Forestier, avec son accent de banlieusarde, n'aurait pas fait tâche. Le scénario est catastrophique, il y aurait eu moyen d'en faire des tonnes sur le désarroi des pauvres enfants riches, plutôt que de perdre son temps en low-dating entre ces deux là. Quoique je dis low-dating, mais boobs-en-furie ne mais jamais longtemps à écarter les cuisses. Et vu l'ardeur à l'ouvrage de Nicolas Duvauchelle, j'ai envie de dire : "pourquoi se priver" Bon je m'égare.
Je n'ai pas encore parlé de cette espèce de miroir, totalement binaire et galvaudé :
- Moi Hell je pique la thune de mes parents, je suis bien content qu'ils en aient, mais alors, qu'est ce que je leur en veux d'être si absents de ma vie.
vs
- Moi le bogoss à la Porsche, je suis bien plus détaché, si mes parents sont absents, c'est qu'ils sont trop occupés à travailler pour me faire un chèque de 50000 euros qui servira à racheter ma propre voiture que mon adorable petite amie à mise aux enchères.
 
            Non, NON ! Et c'est d'autant plus rageant que Hell nous réserve des perles savoureuses et méchamment poétiques, comme Sarah Forestier qui fait du vélo Gucci dans un salon parisien de 120 m² et cruellement désert, transcendant par la même occasion l'expression "faire du vélo d'appartement". Pendant toute cette séquence on prie pour qu'elle ne déraille pas et raye le parquet XVIIIème. Au final, aucun parquet ne semble avoir été maltraité.
Un dialogue savoureux, toujours concernant Gucci :
-         Merde j'ai failli me péter le talon
-         Le talon de tes Gucci ?
-         Ben non, le talon de mon pied
-         Ah ! J'ai eu peur
Ou encore :
-         C'est pas d'la drogue, c'est d'la coke
 
Car pour être poudrés dans ce film, on nage dedans. Et on veut nous faire croire, toujours en nous prenant pour des abrutis, pauvres cons qui ne voyageons que guerre dans les boîtes supra sélect et parmi les nantis, que Nicolas Duvauchelle, toujours, avec sa gueule de délinquant, tombe dedans pour faire plaisir à sa copine… De qui se moque t'on ? Il est vrai qu'elle est plutôt délurée ; personnellement une Corona au petit dej', j'ai encore jamais osé (étant généralement plus branché Aspegic® après une nuit en boîte) La coke étant supposée exacerber les capacités intellectuelles, je me dis qu'ils n'en n'ont pas pris assez… Et le réalisateur encore moins…
[Soupir] Que c'est triste le cinéma français prétentieux… Et les poufettes de 14 ans - genre la sœur de mon ex et sa cousine - qui portent ce film aux nues, en ayant l'impression d'avoir regardé un chef d'œuvre, simplement parce qu'elle se sont fait chier, et que, comme elles l'ont compris en lisant Télérama & Les-Inrocks, c'est un gage de qualité. Un peu de la même façon que les pseudo-rebelles-fuck-la-société-avec-mes-cheveux-gras-et-mon-air-ahuri-coz-I-high-on-THC de 16 ans ont décidé de se rouler des cônes 1,2 fois plus gros quand ils ont vu Requiem for a dream… La jeunesse, dorée ou non, est décidément désespérante… Mais peut être pas autant que ce film.
A noter que Chéri d'Amour  n'a vraiment pas aimé ce film, le qualifiant de "nul". Ce qui est, si je ne m'abuse, aussi l'avis de Blue Bird. Donc ma critique est probablement peu virulente par rapport à ce que ce film mérite… ETt sachez, en passant, que si je ne tape pas sur "Ensemble c'est tout", c'est uniquement par respect pour le livre, que j'avais adoré, et lu en deux jours, à même pas une semaine du bac alors que j'aurais théoriquement eu mieux à faire. Mais ce film. Mon Dieu… C'est comme un mauvais remake d'Amélie Poulain, avec le charme en moins… Lisez le vivre. Ce sera mieux…
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Publié dans Culture

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S
Et bah dis donc t en a pris du temps a écrire tout ca pour un film que tu n as meme pas aimé mdr
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E
Mon Dieu Patsy... Mais dans quel état ce film t'as-t-il mis?<br /> C'est absolutely in-putain-de-croyable...<br />  <br /> Hell.... ca porte bien son nom, non darling?
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